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Sha'Carri Richardson, une première finale olympique ratée

Sha'Carri Richardson devancée par Julien Alfred
Sha'Carri Richardson devancée par Julien AlfredAFP
Grande favorite du 100 m des Jeux olympiques de Paris, la flamboyante Américaine Sha'Carri Richardson a raté sa finale, décrochant tout de même l'argent samedi au Stade de France.

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Sous une pluie battante, Sha'Carri Richardson (10.87) a été largement dominée par la sprinteuse de Sainte-Lucie Julien Alfred (10.72), devant une autre Américaine, Melissa Jefferson (10.92).

La native de Dallas, âgée de 24 ans, faisait figure d'immense favorite pour devenir la reine du 100 m. Sacrée championne du monde l'été dernier à Budapest, Richardson est toujours la sprinteuse la plus rapide de la saison (10.71), montrant depuis un peu plus d'un an une solidité et une constance qui devaient la mettre à l'abri des ennuis.

Surtout, les trois stars jamaïcaines qui avaient trusté le podium de Tokyo en 2021 avaient disparu de l'équation. La double tenante Elaine Thompson-Herah n'est pas à Paris, blessée, Shericka Jackson a décidé de se préserver pour le 200 m, et l'éternelle Shelly-Ann Fraser-Pryce, titrée en 2008 et 2012, a déclaré forfait juste avant les demi-finales samedi soir, pour ses derniers JO.

Malgré cette voie qui semblait royale, l'Américaine n'a jamais semblé totalement à l'aise samedi sur la piste violette du Stade de France, rincée par la pluie, où l'étincelle n'est jamais venue.

Dès les demi-finales, disputées 1h30 avant la finale samedi soir, Richardson avait été devancée par Alfred (10.84 face à 10.89), sans que cela ne semble problématique.

En finale, Richardson a pris un mauvais départ, une habitude, a tout de même réussi à remonter toutes ses concurrentes sauf une, Alfred, trop forte, trop loin. L'Américaine a tout de même applaudi une fois la ligne franchie, souri drapeau en main et dirigé un doigt vers le ciel, comme à son habitude. Mais elle s'est ensuite éclipsée sans un mot pour les médias, zappant la traditionnelle conférence de presse.

Plus qu'un relais

"Aucun athlète avec un départ aussi irrégulier ne peut être considéré comme imbattable", avait estimé avec justesse l'ancien sprinter Ato Boldon, vice-champion olympique du 100 m en 2000, auprès du site spécialisé letsrun.com.

La sprinteuse à fleur de peau avait pour mission d'offrir aux Etats-Unis leur premier titre du 100 m féminin depuis le second sacre de Gail Devers en 1996 à Atlanta. Raté, les Américaines devront patienter au moins quatre ans de plus et les JO de Los Angeles en 2028, où Richardson devrait être une star des Jeux.

Elle peut tout de même se consoler avec une première médaille olympique, elle qui avait manqué Tokyo en 2021 à cause d'une courte suspension pour avoir fumé du cannabis juste avant sa course de sélection.

La sprinteuse avait expliqué avoir utilisé la marijuana pour surmonter le décès de sa mère biologique, qui lui avait causé d'insondables tourments dans sa jeunesse en se montrant incapable de s'occuper de ses filles, élevées par leur tante et leur grand-mère.

"Sha'Carri", pour qui la piste a toujours été un refuge, avait mis du temps à remonter le fil de sa carrière, jusqu'à son succès en finale des Mondiaux en août 2023 à Budapest. Elle partage à Paris le podium avec Jefferson, sa partenaire d'entraînement en Floride, médaillée de bronze.

Non qualifiée pour le 200 m, Richardson n'en a toutefois pas terminé avec les Jeux de Paris. Elle devrait mener le relais 4x100 m américain jeudi (séries) et vendredi (finale), pour tenter de s'offrir une première médaille d'or olympique.

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